Cause à effet : une étape capitale dans le développement des aptitudes de communication
Le troisième principe de Paul Watzlawic enseigne que « Toute communication est la résultante d’une cause et d’un effet ». En d’autres termes, « tout stimulus entraîne une réaction », ou encore « tout événement découle d’une action ou d’un état antérieur ».
Comprendre l’impact que l’on a sur son environnement et en prendre conscience est essentiel pour la communication. Melanie Wilke a écrit à ce sujet :
Comprendre la relation de cause à effet
L’un des principes de base de la communication est de savoir comment inspirer son interlocutrice ou son interlocuteur. Chez les enfants, percevoir encore et encore l’influence que l’on peut avoir sur son environnement suscite un sentiment d’efficacité. Dans le cadre d’un développement ordinaire, les enfants font très tôt déjà diverses expériences contribuant à ce constat. Lorsque, par exemple, un nourrisson heurte par hasard les barreaux de son berceau avec son pied à plusieurs reprises, actionnant chaque fois le mobile qui y est suspendu, il comprendra avec le temps que c’est lui qui a déclenché cette réaction. Par la suite, il tapera probablement consciemment du pied contre son lit pour faire bouger l’objet.
Les enfants qui ne peuvent pas faire ce type d’expériences par eux-mêmes et au même rythme en raison d’un handicap complexe, par exemple, ont besoin de soutien pour pouvoir eux aussi développer une compréhension des rapports de cause à effet. De petits accessoires peuvent alors s’avérer utiles pour les aider sur cette voie. Il s’agit de moyens auxiliaires électroniques simples utilisés en communication alternative et améliorée. Ceux-ci sont répartis en deux catégories : les petites aides à la communication (avec sortie vocale) et les aides à l’adaptation (sans sortie vocale), toutes deux brièvement décrites ci-après.
Petites aides à la communication
Ces petites aides à la communication peuvent prendre les formes les plus simples comme des contacteurs, sur lesquels un message vocal est enregistré. En appuyant sur la touche, ce message peut ensuite être écouté. D’autres petites aides permettent quant à elles d’enregistrer plusieurs messages ou affirmations. Il faut s’imaginer ces appareils comme des tableaux de communication parlants. Une pression sur l’une des touches déclenche la lecture d’une affirmation ou d’un mot.
Aides à l’adaptation
Ces aides peuvent être utilisées pour allumer et éteindre des appareils fonctionnant à l’électricité. On en distingue deux sortes : les appareils à piles, qui peuvent être adaptés au moyen de disjoncteurs de batterie, et ceux fonctionnant grâce à l’électricité provenant d’une prise de courant, comme le PowerLink®, par exemple. Chaque aide à l’adaptation est raccordée à un contacteur, sur lequel on appuie pour activer l’appareil ou le jouet raccordé. Un enfant peut ainsi mettre en route sa musique préférée sur un lecteur de cassettes.
Conseils pratiques
Répéter, répéter et encore répéter. De nombreuses répétitions sont nécessaires pour qu’un enfant comprenne qu’il peut agir sur son environnement grâce à de petites aides. Il doit se rendre compte de façon répétée que ses actions entraînent une certaine réaction. Réactions manifestes. Plus la réaction est manifeste lorsque la touche est pressée, et plus il est simple pour l’enfant d’apprendre qu’il y a un lien entre ses actions et la réaction qui en découle. Évidence. La situation de soutien devrait être exempte de toute distraction. L’enfant doit s’apercevoir que la réaction a effectivement été déclenchée par sa propre action. Situations motivantes. Le plaisir fait partie intégrante d’un apprentissage optimal. Optez pour des offres qui font particulièrement plaisir à l’enfant.
Indication des sources : ict-for-inclusion.ch/2021/08/25/kleine-hilfen-grosse-wirkung/
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